;
Communiqué pour diffusion immédiate

Les Prix du Festival 2010

Le Festival International de Jazz de Montréal honore

Smokey Robinson, The Manhattan Transfer, Sonny Rollins, Richard Bona, Herman Leonard, Don Thompson, ainsi que Dave Brubeck

pour un prix spécial

Montréal, le lundi 17 mai 2010 - Le Festival International de Jazz de Montréal souligne cette année l’exceptionnelle contribution à la musique de Smokey Robinson, de Manhattan Transfer, de Sonny Rollins, de Richard Bona et de Don Thompson, ainsi que le remarquable travail d’Herman Leonard. Ces lauréats se verront respectivement décerner, lors de la 31e édition du Festival, les prestigieux Prix Montreal Jazz Festival Spirit, Ella‑Fitzgerald, Miles‑Davis, Antonio‑Carlos-Jobim, Oscar‑Peterson et Bruce Lundvall. De plus, exceptionnellement, le Festival a cette année tenu à souligner l’ensemble de l’œuvre et de la carrière de la légende Dave Brubeck, qui célébrera son 90e anniversaire en décembre, en lui remettant un prix spécial pour l’ensemble de son œuvre, un Prix Miles-Davis « hors série ».

Prix spécial Miles-Davis : Dave Brubeck

Avant Dave Brubeck, le jazz était essentiellement l’affaire de la côte est américaine : Nouvelle-Orléans, Chicago, New York… Entre en scène, vers la fin des années 40 à San Francisco, ce pianiste qui défie toutes conventions en intégrant à son style si particulier contrepoint, improvisation et polyphonie, et dont les arrangements deviendront sa marque de commerce et l’apanage d’un nouveau jazz baptisé le West Coast Cool. Brubeck jouit ensuite d’un succès qui dépasse largement les bornes traditionnelles du jazz : pour preuve, son album Time Out - sorti en 1959 et comprenant l’inoubliable Take Five - est le premier album jazz à dépasser le million d’exemplaires vendus. Au fil des décennies suivantes, il a mené sa carrière avec la même énergie et le même esprit d’innovation, récoltant honneurs et accolades : une étoile sur le Hollywood Walk of Fame, l’intronisation au Playboy Hall of Fame et au Downbeat Hall of Fame, des doctorats honorifiques et la création du Brubeck Institute par l’université Pacific. Et après plus de 50 ans de carrière, ce favori du Festival - qualifié de « légende vivante » par la Bibliothèque du Congrès américaine - continue d’épater les foules en spectacle ! Concert de clôture avec le Dave Brubeck Quartet, présenté dans le cadre de la série Les Grands Concerts, le 5 juillet, 21 h, Théâtre Maisonneuve, PdA.

Prix Montreal Jazz Festival Spirit 2010 : Smokey Robinson

Smokey Robinson est le 5e artiste à recevoir le Prix Montreal Jazz Festival Spirit. Avec ce prix, le Festival désire souligner la qualité et l’innovation de l’œuvre ainsi que l’influence déterminante d’un auteur-compositeur-interprète sur l’ensemble de la musique populaire internationale. Son premier simple avec les Miracles, Got a Job, a été lancé le jour de ses 18 ans. Et 50 ans plus tard, Smokey Robinson - que Dylan a déjà qualifié de « plus grand poète du monde », rien de moins ! - tient toujours bon, avec sa voix de fausset et 27 chansons à succès que la formation a données à la musique pop (Shop Around, Tears of a Clown, I Second that Emotion…). Mais il ne s’agit là que d’une seule facette de la carrière de ce pilier du R&B américain qui, en tant que proche second au président de la mythique maison Motown, a découvert, produit et composé des chansons pour des artistes icônes, comme les Temptations et Marvin Gaye, avec des titres comme You’ve Really Got a Hold on Me, reprise par les Beatles, ou encore My Girl. Concert présenté dans le cadre de la série Les Événements spéciaux TD le lundi 28 juin, 19 h, à la Salle Wilfrid-Pelletier de la PdA. Les précédents récipiendaires du Prix Montreal Jazz Festival Spirit sont Stevie Wonder (2009), Leonard Cohen (2008), Bob Dylan (2007) et Paul Simon (2006).

Prix Ella‑Fitzgerald 2010 : The Manhattan Transfer

The Manhattan Transfer est le 12e lauréat du Prix Ella‑Fitzgerald. À l’occasion de son 20e anniversaire, en 1999, le Festival a eu l’idée de créer ce prix pour récompenser une chanteuse ou un chanteur de jazz de la scène internationale qui se distingue par la portée, la flexibilité et l’originalité de l’improvisation et la qualité de son répertoire. Véritable icône de la pop jazz vocale américaine des trois dernières décennies, The Manhattan Transfer est un ensemble vocal atypique, un panache synonyme du jazz des années 80 et un son à ce point imbriqué dans l’air du temps qu’on peut chantonner ses succès Birdland, Boy from New York City et Route 66 sans même savoir d’où ils viennent… C’est une aventure qui dure depuis près de 40 ans et qui cumule presque autant de Grammy que Michael Jackson. The Manhattan Transfer a traversé les époques et les styles, toujours en conservant ce son distinctif aux racines doo-wop. Aujourd’hui encore le groupe prouve qu’il est toujours à la hauteur de son extraordinaire renommée ! Concert présenté dans le cadre de la série En voix Rio Tinto Alcan le 26 juin, 18 h, au Théâtre Maisonneuve de la PdA. The Manhattan Transfer succède à John Pizzarelli (2009), Aretha Franklin (2008), Harry Connick, Jr. (2007), Etta James (2006), Al Jarreau (2005) Tony Bennett (2004), Bobby McFerrin (2003), Dianne Reeves (2002), Diana Krall (2001), Dee Dee Bridgewater (2000) et Diane Schuur (1999).

Prix Miles‑Davis 2010 : Sonny Rollins

Sonny Rollins est le 17e récipiendaire du Prix Miles‑Davis, prix qui a vu le jour en 1994, lors du 15e anniversaire du Festival, dans le but de rendre hommage à un artiste de jazz de renommée internationale, à son œuvre ainsi qu’à sa contribution au renouvellement du genre. Surnommé le « Colosse du saxophone », fortement influencé par Charlie Parker, Sonny Rollins est un maître incontesté de l’improvisation thématique et de la mélodie. Maître ès improvisation, mais aussi de l’exploration, qui a alterné styles et périodes, s’ouvrant un temps aux instruments électriques, rappelant tantôt un Ornette Coleman, empruntant ensuite au calypso, au funk, au R&B et à la pop, ou jouant par exemple sur un album (Tattoo You) des Rolling Stones ! Ajoutons à cela son souffle puissant qui assure à sa musique un son-signature robuste et musclé ainsi qu’un incomparable registre qui résume à lui seul l’histoire du jazz des dernières décennies, du be-bop au jazz fusion et on comprendra qu’on a affaire à plus qu’un ténor, mais à un véritable monument ! Concert présenté dans le cadre de la série Les Événements spéciaux TD le 27 juin, 19 h 30, Salle Wilfrid-Pelletier, PdA. Sonny Rollins succède à Ornette Coleman (2009), McCoy Tyner (2008), Mike Stern (2007), Brad Mehldau (2006), Dave Holland (2005), Keith Jarrett (2004), Joe Zawinul (2003), Chick Corea (2002), Michael Brecker (2001), Charlie Haden (2000), Cassandra Wilson (1999), John Scofield (1998), Herbie Hancock (1997), Wayne Shorter (1996), Pat Metheny (1995) et John McLaughlin (1994).

Prix Antonio‑Carlos‑Jobim 2010 : Richard Bona

Richard Bona est le 7e récipiendaire du Prix Antonio Carlos‑Jobim. Créé à l’occasion du 25e anniversaire du Festival International de Jazz de Montréal en 2004, ce prix récompense un artiste qui s’est particulièrement démarqué dans le domaine de la musique du monde, un genre musical dont les métissages culturels ont indéniablement influencé l’histoire du jazz. Avec sa basse, le Camerounais Richard Bona a été admis dans les plus prestigieux cercles de musiciens : Salif Keita, Harry Belafonte, Mike Stern, Pat Metheny, Bobby McFerrin, Brandford Marsalis… En 2007, un an après la sortie de son 4e album solo Tiki, il s’offre un passage très remarqué de quelques soirs au Festival dans le cadre de la série Invitation - et y sera accueilli de nouveau cette année comme invité de MAnu Katché. Souvent reconnu comme étant un musicien des plus experts, Bona est un compositeur tout aussi impressionnant, mariant avec ingéniosité les rythmes de sa terre natale à ceux du jazz qu’il empreint d’une réflexion lyrique sensible et touchante et bien personnelle. 2 juillet, 18 h, Théâtre Maisonneuve, PdA (série En voix Rio Tinto Alcan) ; 30 juin, 18 h, Gesù - Centre de créativité (série Invitation).À titre de récipiendaire du Prix Antonio‑Carlos-Jobim, Richard Bona succède à Toots & The Maytals (2009), Gilberto Gil (2008), Angélique Kidjo (2007), Salif Keita (2006), Khaled (2005) et Ibrahim Ferrer (2004).

Prix Oscar‑Peterson 2010 : Don Thompson

 

Don Thompson est le 22e artiste à recevoir le Prix Oscar‑Peterson. Ce prix, créé en 1989 pour les 10 ans du Festival, est attribué à un grand musicien de chez nous pour reconnaître sa contribution au jazz canadien et la qualité de son art. Pianiste, bassiste, percussionniste et maestro du vibraphone, le Vancouvérois d’origine Don Thompson a collaboré avec des grands comme Moe Koffman et Sonny Greenwich. Figure emblématique, voire légendaire du jazz canadien, ce musicien autodidacte récolte attention et éloges depuis les années 60 pour ses talents de compositeur, d’instrumentiste et d’arrangeur. Interprète qui allie sophistication et élégance, il récolte tous les prix : des Juno, des CBC National Jazz Award, le prix SOCAN… En concert extérieur gratuit sur la scène CBC/Radio-Canada (série Les Brunantes), le 5 juillet à 20 h, avec le Terry Clarke Trio et Phil Dwyer. En remportant le Prix Oscar‑Peterson, Don Thompson succède à Susie Arioli (2009), Dave Young (2008) François Bourassa (2007), Yannick Rieu (2006), Bernard Primeau (2005), Diana Krall (2004), Kenny Wheeler (2003), Lorraine Desmarais (2002), Moe Kofman (2001), Charles Biddle (2000), Maynard Ferguson (1999), Guy Nadon (1998), Rob McConnell (1997), Nelson Symonds (1996), Michel Donato (1995), Paul Bley (1994), Fraser MacPherson (1993), Vic Vogel (1992), UZEB (1991), Oliver Jones (1990) et, bien sûr, à Oscar Peterson (1989).

Prix Bruce Lundvall 2010 : Herman Leonard

 

Herman Leonard est le 2e récipiendaire du Prix Bruce Lundvall. Fidèle à la tradition instituée lors de sa 10e édition et perpétuée tous les cinq ans par l’ajout d’une nouvelle distinction, le Festival a créé l’an dernier pour son 30e anniversaire le Prix Bruce Lundvall, décerné chaque année à une personnalité non musicienne qui a marqué le monde du jazz ou contribué à son développement, que ce soit par son action dans l’industrie du spectacle, du disque ou dans les médias. Herman Leonard a notamment étudié auprès du maître photographe Yousuf Karsh - photographiant déjà les Albert Einstein et Clark Gable. En 1949, à New York, il ouvre un studio puis se lie d’amitié avec Charlie Parker, Billie Holiday, Duke Ellington… Puis il a été le photographe personnel de Marlon Brando, a travaillé à Paris comme photographe de mode, de publicité et pour Playboy. En 1991, il s’installe à la Nouvelle-Orléans et y fréquente la scène jazz. Depuis 2005, il vit en Californie. L’importance historique et l’excellence de son travail lui ont valu de nombreux prix et distinctions, ainsi que ce commentaire de Quincy Jones : « Dès qu’on pense on jazz, qu’on tente de s’en faire une image, c’est souvent une photo d’Herman Leonard qui nous vient en tête ». Rien n’est plus vrai ! À titre de récipiendaire du Prix Bruce Lundvall, Herman Leonard succède à celui qui a donné son nom au prix, Bruce Lundvall (2009).

- 30 -

These icons link to social bookmarking sites where readers can share and discover new web pages.
  • Digg
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google