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Communiqué pour diffusion immédiate

Les Prix du Festival 2011

Le Festival International de Jazz de Montréal honore Sade, Stanley Clarke, Youssou N’Dour, Jean‑Pierre Zanella et George Wein

Montréal, le mercredi 4 mai 2011 - Le Festival International de Jazz de Montréal souligne cette année l’exceptionnelle contribution à la musique de Sade, Stanley Clarke, Youssou N’Dour et Jean‑Pierre Zanella, ainsi que le remarquable travail de George Wein. Ces lauréats se verront respectivement décerner, lors de la 32e édition du Festival, les prestigieux Prix Ella‑Fitzgerald, Miles‑Davis, Antonio‑Carlos-Jobim, Oscar‑Peterson et Bruce Lundvall.

Prix Ella‑Fitzgerald 2011 : Sade

Sade est la 13e lauréate du Prix Ella‑Fitzgerald. Créé à l’occasion du 20e anniversaire du Festival, en 1999, il récompense une chanteuse ou un chanteur de la scène internationale qui se distingue par la portée, la flexibilité et l’originalité de l’improvisation et la qualité de son répertoire. Visage féminin de la décennie 80 avec son élégance discrète, ses douces mélodies rythmées et son exotisme sophistiqué, Sade a connu un succès phénoménal. Helen Folasade Adu, de son vrai nom, a été propulsée dans la cour des grands grâce aux tubes Smooth Operator et Hang On To Your Love. Cinquante millions d’albums vendus à travers le monde, plusieurs Grammy et 25 ans de carrière plus tard, elle lance en 2010 un 6e opus : Soldier of Love - son plus ambitieux, selon elle -, hissé au sommet des palmarès et reçu très favorablement par Rolling Stone, Billboard et Entertainment Weekly. L’artiste effectue cette année son grand retour sur la scène internationale et présentera ses titres les plus connus, mariant pop, jazz et soul, ainsi que des chansons de son plus récent album, paru 10 ans après le multiplatine Lovers Rock. En concert au Centre Bell le jeudi 30 juin, 19 h 30 (première partie : John Legend). Présenté en collaboration avec Live Nation et evenko. Sade succède à The Manhattan Transfer (2010), John Pizzarelli (2009), Aretha Franklin (2008), Harry Connick, Jr. (2007), Etta James (2006), Al Jarreau (2005) Tony Bennett (2004), Bobby McFerrin (2003), Dianne Reeves (2002), Diana Krall (2001), Dee Dee Bridgewater (2000) et Diane Schuur (1999).

Prix Miles‑Davis 2011 : Stanley Clarke

Stanley Clarke est le 18e récipiendaire du Prix Miles‑Davis, prix qui a vu le jour en 1994, lors du 15e anniversaire du Festival, dans le but de rendre hommage à un artiste de jazz de renommée internationale, à son œuvre ainsi qu’à sa contribution au renouvellement du genre. Stanley Clarke a amorcé la « révolution de la basse » dans les années 1970, donnant à l’instrument ses lettres de noblesse et rendant possible son utilisation par les solistes. Parmi ses nombreux accomplissements, on retrouve l’enrichissement du slap et l’invention de deux nouveaux instruments : la basse piccolo et la basse ténor. Sa maîtrise incroyable de la basse et de la contrebasse et sa créativité ont été récompensées par de nombreux Grammy, Emmy, disques d’or et platines, nominations dans les palmarès des meilleurs bassistes, etc. Premier bassiste à faire la tête d’affiche de tournées internationales, il a été courtisé par des Jeff Beck, Ronnie Wood et Keith Richards pour maints projets. Il est également compositeur, arrangeur, meneur et interprète de trames sonores de films (Boys N the Hood, What’s Love Got to Do With It…). Cet artiste polyglotte, parlant aussi bien le jazz électrique qu’acoustique, d’une dextérité inégalée, avait à peine 25 ans qu’il était déjà proclamé légende, c’est dire ! Return to Forever IV featuring Chick Corea, Stanley Clarke, Lenny White, Frank Gambale and Jean‑Luc Ponty, 26 juin, 20 h, Salle Wilfrid‑Pelletier, PdA (série Les Événements spéciaux TD). Stanley Clarke succède à Sonny Rollins (2010), Ornette Coleman (2009), McCoy Tyner (2008), Mike Stern (2007), Brad Mehldau (2006), Dave Holland (2005), Keith Jarrett (2004), Joe Zawinul (2003), Chick Corea (2002), Michael Brecker (2001), Charlie Haden (2000), Cassandra Wilson (1999), John Scofield (1998), Herbie Hancock (1997), Wayne Shorter (1996), Pat Metheny (1995) et John McLaughlin (1994).

Prix Antonio‑Carlos‑Jobim 2011 : Yousson N’Dour

Youssou N’Dour est le 8e récipiendaire du Prix Antonio Carlos‑Jobim. Créé à l’occasion du 25e anniversaire du Festival en 2004, ce prix récompense un artiste qui s’est particulièrement démarqué dans le domaine de la musique du monde, un genre musical dont les métissages culturels ont indéniablement influencé l’histoire du jazz. Le musicien africain le plus connu au monde (BBC). L’artiste africain du siècle (Folk Roots Magazine). Un des plus grands chanteurs au monde et l’ambassadeur culturel de l’Afrique de l’Ouest (The New York Times). Peut-être Youssou N’Dour est-il né à Dakar et y habite-t-il toujours, mais sa voix, son charisme et ses chansons ont fait un million de fois le tour du globe. Depuis son groupe le Super Étoile de Dakar jusqu’à son explosion internationale avec la chanson Seven Seconds, en duo avec Neneh Cherry, l’artiste n’a cessé de participer à une quantité exceptionnelle de concerts et d’albums bénéfices visant des causes humanitaires mondiales. Il compte parmi ses amis et admirateurs les superstars Peter Gabriel, Sting, Dido, Tracy Chapman et Wyclef Jean. Chacun de ses albums se surpasse dans la richesse des sonorités, infusant des nuances pop-rock dans les couleurs musicales typiquement sénégalaises. Sur son dernier opus, Dakar-Kingston, il délaisse un temps le fameux m’balax, sa marque de commerce, pour plonger dans l’univers du reggae… avec la même excellence. Un artiste exceptionnel, de portée planétaire. Youssou N’Dour (première partie : Élage Diouf, Aksil), 27 juin, 20 h 30, Métropolis (série Rythmes Bell). À titre de récipiendaire du Prix Antonio‑Carlos-Jobim, Youssou N’Dour succède à Richard Bona (2010), Toots & The Maytals (2009), Gilberto Gil (2008), Angélique Kidjo (2007), Salif Keita (2006), Khaled (2005) et Ibrahim Ferrer (2004).

Prix Oscar‑Peterson 2011 : Jean‑Pierre Zanella

Jean‑Pierre Zanella est le 23e artiste à recevoir le Prix Oscar‑Peterson. Ce prix, créé en 1989 pour les 10 ans du Festival, est attribué à un grand musicien de chez nous pour reconnaître sa contribution au jazz canadien et la qualité de son art. On ne compte plus les invitations du saxophoniste, compositeur ou arrangeur Jean‑Pierre Zanella au Festival depuis 1988, ni le nombre de collaborations prestigieuses avec de grands noms du jazz et de la pop et d’accolades reçues. Maître en jazz de l’Eastman School of Music de Rochester (New York), il s’est découvert dans les années 1990 un réel penchant pour les mélodies complexes et rythmées du Brésil. Autant à l’aise au saxophone alto qu’au soprano, l’excellent instrumentiste témoigne également d’une grande aisance dans les styles : jazz acoustique, fusion, musique brésilienne, bop contemporain, rythmes afro-cubains… Après avoir lancé en 2010 l’album Infinito, il offre cette année au Festival un brillant hommage au batteur et percussionniste Don Alias. Jean Pierre Zanella, Hommage à Don Alias, 3 juillet, 18 h, L’Astral (série TD Jazz d’ici). En remportant le Prix Oscar‑Peterson, Jean‑Pierre Zanella succède à Don Thompson (2010), Susie Arioli (2009), Dave Young (2008) François Bourassa (2007), Yannick Rieu (2006), Bernard Primeau (2005), Diana Krall (2004), Kenny Wheeler (2003), Lorraine Desmarais (2002), Moe Kofman (2001), Charles Biddle (2000), Maynard Ferguson (1999), Guy Nadon (1998), Rob McConnell (1997), Nelson Symonds (1996), Michel Donato (1995), Paul Bley (1994), Fraser MacPherson (1993), Vic Vogel (1992), UZEB (1991), Oliver Jones (1990) et, bien sûr, à Oscar Peterson (1989).

Prix Bruce Lundvall 2011 : George Wein

George Wein est le 3e récipiendaire du Prix Bruce Lundvall, créé à l’occasion du 30e anniversaire du Festival et décerné chaque année à une personnalité qui a marqué le monde du jazz ou contribué à son développement, que ce soit par son action dans l’industrie du spectacle, du disque ou dans les médias. Véritable pionnier de l’industrie de la musique, le producteur, promoteur et pianiste George Wein - le « père » de tous les festivals de jazz - a écrit à lui seul toute une page importante de l’histoire du jazz : avant 30 ans, il avait ouvert un club de jazz, Storyville, créé une étiquette de disques du même nom et mis sur pied en 1954 le Newport Jazz Festival, le premier d’entre tous qui existe encore aujourd’hui. Il siège au conseil d’administration du Jazz at Lincoln Center et du Carnegie Hall et a reçu un large éventail de distinctions : Légion d’honneur française, Commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres, Jazz Master du National Endowment for the Arts, DownBeat Lifetime Achievement Award, honoré à la Maison Blanche par deux présidents américains, Jimmy Carter et Bill Clinton… Son autobiographie, Myself Among Others, a été sacrée en 2004 meilleur livre à propos du jazz par la Jazz Journalists Association. George Wein’s 85th Anniversary Celebration with the Newport All Stars: Randy Brecker, Anat Cohen, Lew Tabackin, Howard Alden, Lewis Nash and Peter Washington, 26 juin, 19 h, Gesù - Cente de créativité (série Jazz Beat Hyatt Regency Montréal). À titre de récipiendaire du Prix Bruce Lundvall, George Wein succède à Herman Leonard (2010) et à celui qui a donné son nom au prix, Bruce Lundvall (2009).

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