Catherine Major et Imbert Imbert remportent
le Prix Félix‑Leclerc de la chanson 2008
Montréal, le vendredi 1er août 2008 - Catherine Major (Québec) et Imbert Imbert (France) se voient remettre aujourd’hui, dans le cadre des 20es FrancoFolies de Montréal, le Prix Félix‑Leclerc de la chanson 2008. Créé en 1996 par la Fondation Félix‑Leclerc en collaboration avec Les FrancoFolies de Montréal, le Prix Félix‑Leclerc de la chanson vise à stimuler la création chez les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes et à encourager la production et la diffusion de la chanson francophone. Il y a trois ans, les deux organismes s’associaient au festival Alors…Chante ! de Montauban, qui célébrait alors son 20e anniversaire. Ce partenariat entre les deux rives de l’Atlantique permet de soutenir le développement d’artistes québécois et français dont la carrière est en plein essor, tout en contribuant à maintenir des liens privilégiés entre ceux-ci.
Catherine Major
Avec un premier album à succès, Par-dessus bord, notamment désigné « coup de cœur » par l’académie Charles‑Cros en France en 2004, un Jutra pour la musique du film Le Ring, paru l’automne dernier, de nombreuses tournées ici et en France, Catherine Major peut se vanter de présenter une feuille de route bien garnie… et sans faille ! La jeune Montréalaise vit tout en musique depuis l’âge de quatre ans, portée par une passion pour le piano. Elle fréquentera l’école Vincent‑d’Indy et l’UQAM, où elle recevra une double formation en classique et en jazz. Celle que la critique place parmi les Yann Perreau, Daniel Bélanger et Pierre Lapointe - rien de moins ! - a donné naissance au début de 2008 à un sublime deuxième opus. Ce Rose sang, doté de 14 chansons inspirées des musiques de toutes les cultures, est un disque mûri, poétique et intime unanimement salué.
Imbert Imbert
Natif de Montpellier, Mathias Imbert, fin vingtaine, autrefois contrebassiste des groupes Jim Purple Memorial, De Rien et de quelques autres formations, s’est passé en boucle les albums de Renaud jusqu’à l’âge de 12 ans. Avant Imbert Imbert, ce furent dix ans de contrebasse, le conservatoire et les écoles de jazz, puis l’attrait pour la composition à 21 ans. Une rupture amoureuse en 2003 l’a poussé à s’investir plus particulièrement dans l’écriture, avec pour résultat des chansons saisissantes d’amour blessé. Ce magnifique auteur et excellent musicien s’est dernièrement révélé dans une panoplie d’événements français, de Bourges à Montauban en passant par Le Mans, Les Francofolies de La Rochelle et les Bravos du public. Cet écorché vif propose des chansons sensibles d’une douceur craquante, en solo, sur Débat de boue, autant de poèmes mélodiques et de mélodies poétiques qui font se pâmer programmateurs et publics qui croisent son chemin.
Le jury
Un jury québécois et un jury français, regroupant journalistes et représentants de l’industrie musicale et respectivement mis sur pied par les deux événements, ont arrêté leur choix en tenant compte des critères suivants : originalité et qualité des textes et de la musique ; pertinence de la démarche créative, maîtrise de la scène et qualité d’interprétation ; potentiel de développement d’une carrière sur les plans national et international ; contribution au renouvellement de la chanson francophone. Le jury québécois est composé cette année d’Alexandre Vigneault (La Presse), d’Evelyne Côté (ICI), de Jean‑Richard Lefebvre (Galaxie), de Nathalie Leclerc (Espace Félix‑Leclerc), d’Olivier Robillard-Laveaux (Voir), de Sylvain Cormier (Le Devoir) et de Philippe Renaud (Journal de Montréal).
Un prix qui ouvre des portes
Chacun des deux lauréats reçoit une bourse de 2500 $ de la Fondation Félix‑Leclerc et une œuvre sculptée sur bois représentant l’emblème de la Fondation. Ils seront de plus invités à prendre part, en 2009, à un événement musical de premier plan, soit aux FrancoFolies de Montréal et au festival Alors…Chante ! de Montauban, respectivement pour ce qui est des lauréats français et québécois. De plus, Galaxie, le réseau de musique continue de Radio‑Canada, offre au lauréat québécois le Prix Étoiles Galaxie de Radio‑Canada, accompagné d’une bourse de 5000 $. Il bénéficie du coup d’une visibilité sur les réseaux pancanadiens de Galaxie, de même que dans son magazine, qui est acheminé à des milliers d’abonnés. Galaxie fait aussi un don de 2000 $ à la Fondation Félix‑Leclerc.
Le talent récompensé
Chaque année, le Prix Félix‑Leclerc de la chanson permet à deux lauréats, l’un du Québec et l’autre de France, de se faire connaître outre-Atlantique. Il permet de soutenir le développement d’artistes québécois et français dont la carrière est en plein essor, tout en contribuant à maintenir des liens privilégiés entre les artistes francophones des deux continents. Rappelons que pour être admissibles, les candidats doivent avoir un répertoire majoritairement composé de pièces originales et francophones et avoir au moins un disque à leur actif.
Catherine Major et Imbert Imbert succèdent, respectivement pour les volets Québec et France, à Marie‑Jo Thério / Pascal Mathieu (1996), Sylvie Paquette / Clarika (1997), Lili Fatale / M (1998), Mara Tremblay / Rachel Des Bois (1999), Daniel Boucher / Mickey 3D (2000), Loco Locass / Miro (2001), Stefie Shock / Bertrand Louis (2002), Yann Perreau / Fred (2003), Pierre Lapointe / Amélie-les-crayons (2004), Vincent Vallières / Nicolas Jules (2005), Karkwa / Agnès Bihl (2006), de même qu’à Thomas Hellman / MeLL (2007).
Outre Catherine Major, neuf autres artistes québécois auront eux aussi retenu l’attention lors de cette 13e édition du Prix Félix‑Leclerc de la chanson : Alexandre Désilets, Alfa Rococo, Damien Robitaille, Dany Placard, David Marin, El Motor, Navet Confit, Philippe B. et Tricot machine.
Les FrancoFolies de Montréal tiennent à remercier chacun des participants, tous les membres du jury de même que Nathalie Leclerc, de la Fondation Félix‑Leclerc ; Jo Masure, du festival Alors…Chante ! de Montauban ; et Jean‑Richard Lefèbvre, de Galaxie, le réseau de musique continue de Radio‑Canada.
De retour aux FrancoFolies de Montréal, Catherine Major s’est produite le samedi 26 juillet à 20 h, en première partie du spectacle de Véronique Sanson, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, dans le cadre de la série Les Événements Ford Fusion.
- 30 -






