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Communiqué pour diffusion immédiate

Les Prix du Festival 2012

Le Festival International de Jazz de Montréal honore Liza Minnelli, James Taylor, Ron Carter, Peter Appleyard, Emir Kusturica et Michael Cuscuna

Montréal, le mardi 15 mai 2012 - Le Festival International de Jazz de Montréal souligne cette année l’exceptionnelle contribution à la musique de Liza Minnelli, James Taylor, Ron Carter, Peter Appleyard, Emir Kusturica, ainsi que le remarquable travail de Michael Cuscuna. Ces lauréats se verront respectivement décerner, lors de la 33e édition du Festival, les prestigieux Prix Ella-Fitzgerald, Montreal Jazz Festival Spirit Award, Miles-Davis, Antonio-Carlos-Jobim, Oscar-Peterson et Bruce-Lundvall.

Prix Ella-Fitzgerald 2012 : Liza Minnelli

Liza Minnelli est la 14e lauréate du Prix Ella-Fitzgerald. À l’occasion de son 20e anniversaire, en 1999, le Festival a eu l’idée de créer ce prix pour récompenser une chanteuse ou un chanteur de jazz au talent remarquable qui a eu un impact et une influence majeurs sur la scène internationale. Rien de moins qu’une légende, véritable « superstar » planétaire, Liza Minnelli a aussi bien marqué la musique que la télé, le cinéma ou Broadway. Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans Cabaret de Bob Fosse, inoubliable dans New York, New York de Martin Scorsese, celle qui a fait ses premiers pas dans le monde du spectacle alors qu’elle était encore au berceau est aujourd’hui une des rares artistes à avoir reçu, parmi son avalanche de prix, les récompenses les plus éminentes de toutes les formes de spectacle, avec quatre Tony Awards, un Oscar, un Grammy spécial « Legends », deux Golden Globe et un Emmy. Réputée pour ses concerts inoubliables, Liza Minnelli nous fait le plaisir inestimable, après New York, New York, de venir enfin à Montréal ! Liza Minnelli, Confessions, le 5 juillet à 19 h 30 à la Salle Wilfried-Pelletier de la Place des Arts (série Les Événements spéciaux TD). Liza Minnelli succède à Sade (2011), The Manhattan Transfer (2010), John Pizzarelli (2009), Aretha Franklin (2008), Harry Connick, Jr. (2007), Etta James (2006), Al Jarreau (2005) Tony Bennett (2004), Bobby McFerrin (2003), Dianne Reeves (2002), Diana Krall (2001), Dee Dee Bridgewater (2000) et Diane Schuur (1999).

Montreal Jazz Festival Spirit Award 2012 : James Taylor

James Taylor est le 7e artiste à recevoir le Montreal Jazz Festival Spirit Award. Avec ce prix créé à l’occasion de sa 27e édition, en 2006, le Festival désire souligner la qualité et l’innovation de l’œuvre ainsi que l’influence déterminante d’un auteur-compositeur-interprète sur l’ensemble de la musique populaire internationale. Ses mélodies douces et sincères, ses paroles aux résonances si justes, sa voix unique et ses interprétations à la guitare subtiles et délicates ont fait de lui un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus estimés et appréciés. Parmi tant de morceaux qu’il a inscrits dans le répertoire des chefs-d’œuvre impérissables, on citera How Sweet It Is (To Be Loved by You), Carolina In My Mind, Fire and Rain et, bien sûr, sa reprise de Carole King, You’ve Got A Friend. Après plus de 40 ans d’une carrière qui compte 50 millions d’albums vendus et 5 Grammy, l’heure est à la consécration de cette icône folk intronisée au Rock and Roll Hall of Fame et au Songwriters Hall of Fame, qui a exprimé avec autant de finesse la voix d’une génération. Le concert qu’il présente à la Salle Wilfrid‑Pelletier est donc l’occasion pour les festivaliers de retrouver les classiques du chanteur au timbre si particulier - entouré comme toujours de la crème des musiciens - et de découvrir ce qu’un artiste de cette trempe peut faire avec les reprises d’immortels comme Chuck Berry, Big Mama Thornton ou Junior Walker. James Taylor, 27 et 28 juin, 19 h 30, Salle Wilfrid-Pelletier, PdA (série Événements spéciaux TD). À titre de récipiendaire du Montreal Jazz Festival Spirit Award, James Taylor succède à Robert Plant (2011), Smokey Robinson (2010), Stevie Wonder (2009), Leonard Cohen (2008), Bob Dylan (2007), et Paul Simon (2006).

Prix Miles-Davis 2012 : Ron Carter

Ron Carter est le 19e récipiendaire du Prix Miles‑Davis, prix qui a vu le jour en 1994, lors du 15e anniversaire du Festival, dans le but de rendre hommage à un artiste de jazz de renommée internationale, à son œuvre ainsi qu’à sa contribution au renouvellement du genre. Si la contrebasse est la pierre angulaire du rythme jazz, Ron Carter en est le joyau. Reconnu pour la solidité, la grâce et la finesse de son jeu, ce maître incontesté a laissé sa marque sur quelque 2000 disques. Compositeur réputé, soliste inspiré et accompagnateur recherché, Ron Carter a collaboré entre autres avec Miles Davis, Herbie Hancock, Tony Williams, Lena Horne, Bill Evans ou encore James Brown. À compter des années 1970, il s’est imposé comme leader-soliste de ses propres formations et a su repousser avec panache les frontières du jazz. Également grand pédagogue et professeur émérite à la faculté de musique du City College de New York, il est un maître dans tous les sens du terme. À l’occasion de son concert au Festival - le premier depuis 1994 ! - Ron Carter pilotera un trio complété par le guitariste Russell Malone et le pianiste Donald Vega. Ron Carter Trio avec Russell Malone et Donald Vega - 2 juillet, 18 h, Club Soda (série Jazz Beat Hyatt Regency Montréal). Ron Carter succède à Stanley Clarke (2011), Sonny Rollins (2010), Ornette Coleman (2009), McCoy Tyner (2008), Mike Stern (2007), Brad Mehldau (2006), Dave Holland (2005), Keith Jarrett (2004), Joe Zawinul (2003), Chick Corea (2002), Michael Brecker (2001), Charlie Haden (2000), Cassandra Wilson (1999), John Scofield (1998), Herbie Hancock (1997), Wayne Shorter (1996), Pat Metheny (1995) et John McLaughlin (1994).

Prix Antonio-Carlos-Jobim 2012 : Emir Kusturica

Emir Kusturica est le 9e récipiendaire du Prix Antonio Carlos‑Jobim. Créé à l’occasion du 25e anniversaire du Festival en 2004, ce prix récompense un artiste qui s’est particulièrement démarqué dans le domaine de la musique du monde, un genre musical dont les métissages culturels ont indéniablement influencé l’histoire du jazz. Consacré pour ses talents de cinéaste par deux Palmes d’or - Underground et Papa est en voyage d’affaires - Emir Kusturica n’en est pas moins un nom incontournable de la scène musicale. De ses films baignés dans une trame sonore omniprésente à ses prestations sur scène accompagné du formidable No Smoking Orchestra, c’est au croisement des influences romanichelles, d’un héritage est-européen, d’explorations électro et d’un rock punk explosif qu’il a construit le paysage musical unique qui lui est désormais associé. À la guitare ou au banjo, il a accompagné le No Smoking Orchestra en tournée autour du monde et a pondu avec eux une dizaine d’albums, qui sont autant de bijoux gipsy-électro-rock. Deux ans après leur électrisante prestation extérieure sur la place des Festivals, ces musiciens reviennent cette fois au Métropolis - leur unique escale nord-américaine cet été - nous faire trinquer et danser. Emir Kusturica (première partie : Sergiu Popa, Shukar Roma), 5 juillet, 18 h, Métropolis (série Les Rythmes). À titre de récipiendaire du Prix Antonio-Carlos-Jobim, Emir Kusturica succède à Youssou N’Dour (2011), Richard Bona (2010), Toots & The Maytals (2009), Gilberto Gil (2008), Angélique Kidjo (2007), Salif Keita (2006), Khaled (2005) et Ibrahim Ferrer (2004).

Prix Oscar-Peterson 2012 : Peter Appleyard

Peter Appleyard est le 24e artiste à recevoir le Prix Oscar-Peterson. Ce prix, créé en 1989 pour les 10 ans du Festival, est attribué à un grand musicien de chez nous pour reconnaître sa contribution au jazz canadien et la qualité de son art. Fort d’une carrière qui s’étend sur plus de 6 décennies, Peter Appleyard s’est fait un nom dans le panthéon des légendes vivantes du jazz. Aujourd’hui considéré comme un des plus grands vibraphonistes de la planète, cet Officier de l’Ordre du Canada a commencé sa carrière comme batteur dans son Angleterre natale avant de s’installer à Toronto en 1951 et de faire le pas décisif vers le vibraphone. Peter Appleyard a collaboré avec une légion de musiciens, de Calvin Jackson à Oscar Peterson ou Mel Tormé en passant par Bucky Pizzarelli, Diana Krall, Ella Fitzgerald, Duke Ellington et Benny Goodman. À titre de leader, on lui doit également une foule d’albums de swing, de jazz et de variété, ainsi qu’une présence soutenue.et appréciée à la télévision et à la radio. Aujourd’hui âgé de plus de 80 ans, Peter Appleyard continue de collaborer à de nouveaux projets, comme Sophisticated Ladies, à paraître en juin, qui met en vedette les plus grandes voix féminines du jazz au Canada. À l’occasion de son 2e passage au Festival, Peter Appleyard retrouvera un autre géant, le pianiste Oliver Jones, avec qui il a déjà partagé la scène du Festival en 1999. Oliver Jones et Peter Appleyard, le 5 juillet à 21 h 30 au Théâtre Maisonneuve (série Les Grands concerts Rio Tinto Alcan). En remportant le Prix Oscar-Peterson, Peter Appleyard succède à Jean-Pierre Zanella (2011), Don Thompson (2010), Susie Arioli (2009), Dave Young (2008) François Bourassa (2007), Yannick Rieu (2006), Bernard Primeau (2005), Diana Krall (2004), Kenny Wheeler (2003), Lorraine Desmarais (2002), Moe Kofman (2001), Charles Biddle (2000), Maynard Ferguson (1999), Guy Nadon (1998), Rob McConnell (1997), Nelson Symonds (1996), Michel Donato (1995), Paul Bley (1994), Fraser MacPherson (1993), Vic Vogel (1992), UZEB (1991), Oliver Jones (1990) et, bien sûr, à Oscar Peterson (1989).

Prix Bruce-Lundvall 2012 : Michael Cuscuna

Michael Cuscuna est le 4e récipiendaire du Prix Bruce-Lundvall, créé à l’occasion du 30e anniversaire du Festival et décerné chaque année à une personne non musicienne qui a marqué le monde du jazz ou contribué à son développement, que ce soit par son action dans l’industrie du spectacle, du disque ou dans les médias. Dans sa longue carrière, Michael Cuscuna a porté plusieurs chapeaux - musicien, animateur radio, journaliste, producteur - mais c’est comme archiviste qu’il a apporté sa contribution la plus majeure à l’histoire et à la mémoire du jazz. Ami de longue date de Bruce Lundvall, il a puisé dans les plus illustres trésors - Blue Note, Columbia, Atlantic et Impulse! - pour faire sortir de l’ombre des centaines d’heures d’enregistrement inédites. À la tête de sa propre étiquette, Mosaic, il poursuit depuis près de 30 ans sa mission passionnelle : rendre le meilleur du jazz accessible à tous, en rééditant sous forme de coffrets les perles oubliées du jazz, les chefs-d’œuvre méconnus ou mal préservés. L’œuvre de Michael Cuscuna s’adresse aux amoureux de musique et aux générations à venir, assurant la pérennité du jazz sous toutes ses formes. À titre de récipiendaire du Prix Bruce‑Lundvall, Michael Cuscuna succède à George Wein (2011), Herman Leonard (2010) et à celui qui a donné son nom au prix, Bruce Lundvall (2009).

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