«Douze hommes rapaillés» célèbre Gaston Miron
Lancement le 4 novembre au Lion D’Or
Montréal, le 28 octobre 2008 - Douze poèmes tirés de l’œuvre de Gaston Miron, douze compositions musicales de Gilles Bélanger, douze talentueux artistes de chez nous et une réalisation impeccable signée Louis-Jean Cormier (Karkwa). Spectra Musique présente l’album Douze hommes rapaillés.
Yann Perreau | Martin Léon | Jim Corcoran | Michel Rivard | Pierre Flynn |
Vincent Vallières | Michel Faubert | Daniel Lavoie | Louis-Jean Cormier |
Richard Séguin | Plume Latraverse | Gilles Bélanger
Confirmez votre présence !
RSVP agence.reservation@equipespectra.ca
Lion D’Or | 1676, rue Ontario Est
17h00 | Pas de prestation
Séduits par l’initiative de Gilles Bélanger, douze artistes masculins interprètent chacun une chanson, rendant ainsi un hommage musical à Gaston Miron, disparu en 1996. Habitant totalement la chanson qui leur est attitrée, les artistes livrent des interprétations d’une vulnérabilité bouleversante, faisant ainsi renaître la plume sensible de cet auteur marquant. À travers eux, nous goûtons à la poésie d’une lucidité dévorante de Gaston Miron.
Ainsi, nous buvons « à la gourde vide du sens de la vie » (Je marche à toi, Yann Perreau), nous ressentons les déceptions et les trahisons amoureuses « J’étais revenu vers toi amour, Mais il n’y avait personne en toi amour, il y avait toujours ce qu’il y eut, la fêlure, le froid, le bout du monde» (La mémorable, Michel Rivard), « Nous marchons, ignorants de la trappe des gouffres, Vers l’horreur des demains sans paix ni charité. » (Désemparé, Plume Latraverse).
Chaque chanson reflète naturellement la personnalité artistique de celui qui l’interprète. Si bien, qu’on pourrait jurer que Au sortir du labyrinthe fait partie du répertoire original de Vincent Vallières. Idem pour Martin Léon et son Art poétique.
Le premier extrait, Ce monde sans issue, est interprété par Daniel Lavoie. Entre l’enfance faite « d’obscures tendresses » et une solitude empreinte de blessures, un sentiment de perte habite l’auteur. C’est difficile de vivre en toute lucidité avec cette douleur intérieure. Et la voix de Daniel Lavoie ajoute une émotion sourde et réelle qui cherche l’invisible espérance de « Ce monde sans issue ». (Bruno Roy)
La musique de Gilles Bélanger est l’incarnation troublante de l’esprit tourmenté du poète québécois. Sur Douze hommes rapaillés, Gilles Bélanger a su s’entourer de quatre musiciens exceptionnels; Louis-Jean Cormier aux guitares, François Lafontaine (Karkwa) aux claviers, Robbie Kuster (Patrick Watson) à la batterie et aux percussions, Mario Légaré à la basse ainsi que Mathieu Parisien, cinquième musicien dans l’ombre, à la console. Gilles Bélanger est aussi le producteur de l’album avec, à ses côtés, Guillaume Lombart, qui agit aussi à titre d’éditeur.
Lorsqu’on demande à Gilles Bélanger pourquoi avoir choisi Gaston Miron, la réponse ne se fait pas attendre. C’est le plus grand. « C’est un poète intemporel qui humait le futur. » Douze hommes rapaillés se veut une célébration respectueuse de la poésie de celui qui savait si bien exprimer la lutte perpétuelle que se livrent l’angoisse et l’espoir à l’intérieur de tout être humain.
Bruiteur de l’âme et navigateur au regard pacifique,
Gaston Miron a fait le repérage intérieur qui nous facilite l’accès au plus profond, au plus beau, et au plus vrai. (Jim Corcoran)






