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Communiqué pour diffusion immédiate

Le Festival International de Jazz de Montréal honore Stevie Wonder, Toots & The Maytals, John Pizzarelli, Ornette Coleman et Susie Arioli et crée le nouveau Prix Bruce Lundvall

Montréal, le mercredi 13 mai 2009 - Le Festival International de Jazz de Montréal souligne cette année l’exceptionnelle contribution musicale de Stevie Wonder, Toots & The Maytals, John Pizzarelli, Ornette Coleman et Susie Arioli. Ces lauréats se verront respectivement décerner, lors de la 30e édition du Festival, les prestigieux Prix Montreal Jazz Festival Spirit, Antonio‑Carlos-Jobim, Ella‑Fitzgerald, Miles‑Davis et Oscar‑Peterson. De plus, fidèle à la tradition instituée lors de sa 10e édition et perpétuée tous les cinq ans par l’ajout d’une nouvelle distinction, le Festival crée pour son 30e anniversaire le Prix Bruce Lundvall, qui sera désormais décerné chaque année à une personnalité non musicienne qui a marqué le monde du jazz ou contribué à son développement, que ce soit par son action dans l’industrie du spectacle, du disque ou dans les médias. Comme premier récipiendaire de cette haute distinction, qui de mieux que Bruce Lundvall lui-même, président de la mythique étiquette Blue Note d’EMI Music ?

Prix Bruce Lundvall 2009 : Bruce Lundvall

Bruce Lundvall n’a que des amis dans le monde du jazz. Administrateur futé et doté d’une paire d’oreilles reliées direct au cœur, il s’est gagné le respect universel autant de ses pairs que des nombreux musiciens et journalistes qui l’ont croisé ou qui ont collaboré avec lui. Ses très longs passages chez Columbia, dans les années 1960 et 1970, et à la tête des disques Blue Note depuis plus d’un quart de siècle lui ont permis de cultiver sa passion singulière pour les musiques qu’il aime. Ce parcours jalonné de coups de cœur qu’il a partagés avec le monde entier nous a donné les plus grands moments de la carrière de plusieurs, dont Willie Nelson, Weather Report, Bobby McFerrin, Norah Jones, Dexter Gordon, Miles Davis, John McLaughlin, Stanley Jordan, Herbie Hancock, Gonzalo Rubalcaba (qu’il a découvert à Montréal), Wynton Marsalis, Joe Lovano… La liste entière remplirait plus que cette page. À cet homme d’exception revient l’honneur de recevoir en premier le prix qui portera son nom. M. Bruce Lundvall, toutes nos félicitations !

Prix Montreal Jazz Festival Spirit 2009 : Stevie Wonder

Stevie Wonder est le 4e artiste à recevoir le Montreal Jazz Festival Spirit Award. Avec ce prix, le Festival désire souligner la qualité et l’innovation de l’œuvre ainsi que l’influence déterminante d’un auteur-compositeur-interprète sur l’ensemble de la musique populaire internationale. Icône incontournable de la musique noire américaine et véritable jukebox vivant, ses concerts célèbrent son œuvre en un chapelet de succès qui ont meublé nos vies et occupent nos mémoires : My Cherie Amour, Signed, Sealed, Delivered I’m Yours, Superstition, You Are The Sunshine Of My Life, Isn’t She Lovely, Living For The City, Don’t You Worry ‘Bout A Thing, Sir Duke, I Wish, Pastime Paradise, Master Blaster, Part Time Lover et des dizaines d’autres. Il y a déjà 20 ans que Stevie Wonder a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame… et déjà plus de 45 depuis son premier succès, en 1962, alors qu’on le connaissait sous le sobriquet de « Little Stevie Wonder » ! Toujours aussi génial - c’est à se demander où il expose ses vingt-et-quelques trophées Grammy -, toujours aussi adulé (ça fait longtemps qu’on a arrêté de compter ses millions d’albums vendus…), le prodige auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste afro-américain du Michigan compte parmi les rares artistes qui ont su charmer tous les publics, décennie après décennie. Grand événement General Motors, le mardi 30 juin à 21 h 30 sur la scène General Motors. Les précédents récipiendaires du Prix Montreal Jazz Festival Spirit sont Leonard Cohen (2008), Bob Dylan (2007) et Paul Simon (2006).

Prix Antonio‑Carlos‑Jobim 2009 : Toots & The Maytals

Toots & The Maytals est le 6e récipiendaire du Prix Antonio Carlos‑Jobim. Créé à l’occasion du 25e anniversaire du Festival International de Jazz de Montréal en 2004, ce prix récompense un artiste qui s’est particulièrement démarqué dans le domaine de la musique du monde, un genre musical dont les métissages culturels ont indéniablement influencé l’histoire du jazz. Début des années 1960 : Frederick Nathaniel « Toots » Hibbert et ses amis Jerry Mathias et Raleigh Gordon sortent leur premier disque de ska chez Studio One. Déjà, à la fin de la décennie, leur groupe The Maytals est considéré comme l’un des plus grands groupes vocaux de Jamaïque. On leur attribuerait même la première utilisation du mot « reggae », alors qu’ils font paraître le titre Do the Reggay, en 1968. Cette formation sinon génitrice, du moins pionnière du reggae et désormais figure mythique a même été immortalisée par le film The Harder They Come, en 1972, qui comporte deux de ses grands titres. Ça n’est pas tous les jours que de telles légendes nous visitent ! C’est dans une ambiance festive toute jamaïcaine que le groupe nous balancera son cocktail de gospel, de ska, de soul, de reggae et de rock steady dans le cadre de la série Rythmes Bell le jeudi 9 juillet, 20 h 30, au Métropolis. À titre de récipiendaire du Prix Antonio‑Carlos-Jobim, la formation Toots & The Maytals succède à Gilberto Gil (2008), Angélique Kidjo (2007), Salif Keita (2006), Khaled (2005) et Ibrahim Ferrer (2004).

Prix Ella‑Fitzgerald 2009 : John Pizzarelli

John Pizzarelli est le 11e lauréat du Prix Ella‑Fitzgerald. À l’occasion de son 20e anniversaire, en 1999, le Festival a eu l’idée de créer ce prix pour récompenser une chanteuse ou un chanteur de jazz de la scène internationale qui se distingue par la portée, la flexibilité et l’originalité de l’improvisation et la qualité de son répertoire. Avec près de 40 albums à son actif, le chanteur et guitariste John Pizzarelli est passé maître dans l’art de réinventer les classiques du jazz, leur donnant parfois un accent swing ou même pop. Souvent comparé aux grands Nat King Cole et Frank Sinatra, il nous honorera une fois de plus de sa présence… avec sept musiciens complices pour nous offrir une fête qui va swinger ! Avec ce retour au temps des big bands, monsieur Pizzarelli nous invite à une soirée de grande classe le samedi 11 juillet, 18 h, au Théâtre Maisonneuve de la PdA, dans le cadre de la série En voix Rio Tinto Alcan ! John Pizzarelli succède à Aretha Franklin (2008), Harry Connick, Jr. (2007), Etta James (2006), Al Jarreau (2005) Tony Bennett (2004), Bobby McFerrin (2003), Dianne Reeves (2002), Diana Krall (2001), Dee Dee Bridgewater (2000) et Diane Schuur (1999), les précédents lauréats du Prix Ella‑Fitzgerald.

Prix Miles‑Davis 2009 : Ornette Coleman

Ornette Coleman est le 16e récipiendaire du Prix Miles‑Davis, prix qui a vu le jour en 1994, lors du 15e anniversaire du Festival, dans le but de rendre hommage à un artiste de jazz de renommée internationale, à son œuvre ainsi qu’à sa contribution au renouvellement du genre. Après 50 ans de carrière, ce monument du jazz voudrait qu’on le considère non pas comme un « simple » saxophoniste et artiste, mais plutôt comme un compositeur qui écrase toutes les barrières. Comme si, à l’orée de ses 80 printemps, il avait encore son nom à faire ! Quand on a pratiquement inventé le free jazz, qu’on alterne volontiers sax, trompette et violon, qu’on a pondu une « grammaire du son » démocratique ou partagé la scène avec The Grateful Dead, plus vraiment besoin de s’inquiéter des étiquettes ! Rendez-vous, donc, pour le retour d’une légende vivante (il n’était pas venu au Festival depuis 1988 !) le jeudi 9 juillet, 21 h 30, au Théâtre Maisonneuve de la PdA, dans le cadre de la série Les Grands Concerts TD Canada Trust. Ornette Coleman succède à McCoy Tyner (2008), Mike Stern (2007), Brad Mehldau (2006), Dave Holland (2005), Keith Jarrett (2004), Joe Zawinul (2003), Chick Corea (2002), Michael Brecker (2001), Charlie Haden (2000), Cassandra Wilson (1999), John Scofield (1998), Herbie Hancock (1997), Wayne Shorter (1996), Pat Metheny (1995) et John McLaughlin (1994), les précédents lauréats du Prix Miles‑Davis.

Prix Oscar‑Peterson 2009 : Susie Arioli

Susie Arioli est la 21e artiste à recevoir le Prix Oscar‑Peterson. Ce prix, créé en 1989 pour les 10 ans du Festival, est attribué à un grand musicien de chez nous pour reconnaître sa contribution au jazz canadien et la qualité de son art. Reconnue pour ses authentiques interprétations de jazz, blues et western swing, Susie Arioli a aussi vendu plus de 190 000 albums en carrière et ce, dans une vingtaine de pays. Susie Arioli revient au Festival pour une onzième présence avec Night Lights - 5 étoiles, selon ejazznews.com, et 30 000 exemplaires vendus en à peine quelques mois ici et en Europe. Une belle occasion de retrouver le son distinct et original de Susie Arioli et d’apprécier la sensibilité et la subtilité d’une artiste arrivée à sa pleine maturité. Son concert aura lieu le samedi 4 juillet, 18 h, au Théâtre Maisonneuve de la PdA, dans le cadre de la série En voix Rio Tinto Alcan. En remportant le Prix Oscar‑Peterson, Susie Arioli succède à Dave Young (2008) François Bourassa (2007), Yannick Rieu (2006), Bernard Primeau (2005), Diana Krall (2004), Kenny Wheeler (2003), Lorraine Desmarais (2002), Moe Kofman (2001), Charles Biddle (2000), Maynard Ferguson (1999), Guy Nadon (1998), Rob McConnell (1997), Nelson Symonds (1996), Michel Donato (1995), Paul Bley (1994), Fraser MacPherson (1993), Vic Vogel (1992), UZEB (1991), Oliver Jones (1990) et, bien sûr, à Oscar Peterson (1989).

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