Communiqué pour diffusion immédiate

Les Prix du Festival 2017

Le Festival International de Jazz de Montréal honore
Charlie Musselwhite, Lizz Wright, Jack DeJohnette, Buika, Christine Jensen et Michael Bourne

Montréal, le mardi 30 mai 2017 — Le Festival International de Jazz de Montréal souligne cette année l’exceptionnelle contribution à la musique de Charlie Musselwhite, Lizz Wright, Jack DeJohnette, Buika et Christine Jensen, ainsi que le remarquable travail de Michael Bourne. Ces lauréats se verront respectivement décerner, lors de la 38e édition du Festival, les prestigieux Prix B.B.-King, Ella-Fitzgerald, Miles-Davis, Antonio-Carlos-Jobim, Oscar-Peterson et Bruce-Lundvall.

Prix B.B.-King 2017 : Charlie Musselwhite

Charlie Musselwhite est le 4e lauréat du Prix B.B.-King. C’est à l’occasion de sa 35e édition, en 2014, que le Festival a créé cette distinction afin d’honorer le talent exceptionnel d’un artiste s’étant illustré sur la scène du blues. Qualifié de « champion incontesté de l’harmonica blues » par le magazine Downbeat, Charlie Musselwhite est reconnu pour son jeu élégant, capable à la fois de mordant et de retenue. Véritable porte-étendard de la scène blues de Chicago, il a collaboré avec les plus grands noms du blues, dont Big Walter Horton, Big Joe Williams, Muddy Waters, Howlin’ Wolf et John Lee Hooker. Sa production discographique récente comprend Get Up! (2013), cosigné avec le guitariste Ben Harper et paru chez Stax, de même que I Ain’t Lying (2015), un album imprégné de l’atmosphère de son Mississippi natal. Programme triple : Buddy Guy | Charlie Musselwhite | Steve Hill et Matt Andersen duo, le 30 juin, 19 h 30, à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts (séries Les Événements spéciaux TD). Charlie Musselwhite succède à Taj Mahal (2016), à James Cotton (2015) et à celui qui a donné son nom au prix, B.B. King (2014).

Prix Ella-Fitzgerald 2017 : Lizz Wright

Lizz Wright est la 19e lauréate du Prix Ella-Fitzgerald. À l’occasion de son 20e anniversaire, en 1999, le Festival a eu l’idée de créer ce prix pour récompenser une chanteuse ou un chanteur de jazz au talent remarquable qui a eu un impact et une influence majeurs sur la scène internationale. De son père pasteur et de son éducation religieuse, la chanteuse de jazz a gardé le goût des gospels et la puissance incantatoire de sa voix qui embrasse toute la richesse de l’héritage musical de l’histoire afro-américaine. L’artiste hyperdouée, signée chez Verve, reçoit des louanges de toutes parts et fréquente le sommet des palmarès jazz. Que ce soit Salt (2003), Dreaming Wide Awake (2005), The Orchard (2008), Fellowship (2010) ou Freedom & Surrender (2015), chaque album obtient un succès considérable. Son style, à mi-chemin entre soul, jazz et pop avec de solides racines gospel, lui vaut d’être comparée à des chanteuses comme Anita Baker, Regina Belle, Cassandra Wilson ou Tracy Chapman. Lizz Wright, le 5 juillet, 20 h, au Monument-National (série Jazz Beat Hyatt Regency Montréal). Lizz Wright succède à Gregory Porter (2016), Erykah Badu (2015), Diana Ross (2014), Holly Cole (2013), Liza Minnelli (2012), Sade (2011), The Manhattan Transfer (2010), John Pizzarelli (2009), Aretha Franklin (2008), Harry Connick, Jr. (2007), Etta James (2006), Al Jarreau (2005), Tony Bennett (2004), Bobby McFerrin (2003), Dianne Reeves (2002), Diana Krall (2001), Dee Dee Bridgewater (2000) et Diane Schuur (1999).

Prix Miles-Davis 2017 : Jack DeJohnette

Jack DeJohnette est le 24e lauréat du Prix Miles-Davis, prix qui a vu le jour en 1994, lors du 15e anniversaire du Festival, dans le but de rendre hommage à un artiste de jazz de renommée internationale, à son œuvre ainsi qu’à sa contribution au renouvellement du genre. Considéré comme l’un des plus grands joueurs de jazz de sa génération, le pianiste et batteur mythique de Chicago Jack DeJohnette a donné le rythme aux plus grandes légendes : John Coltrane, Herbie Hancock, Miles Davis, Keith Jarrett et tant d’autres. Remarqué au sein du Charles Lloyd Quartet, c’est en 1968 qu’il commence à accompagner Miles Davis avant de former dans les années 80 le célèbre Keith Jarrett Trio. Pour fêter ses 75 ans, il s’entoure de Larry Grenadier, John Scofield et John Medeski pour former le super groupe HUDSON et offrir un concert d’anthologie au Festival. Programme double : HUDSON : Jack DeJohnette, Larry Grenadier, John Medeski, John Scofield | Charles Lloyd and The Marvels, le 30 juin à 20 h à la Maison symphonique (série Le Festival à la Maison symphonique). Jack DeJohnette succède à Kenny Barron (2016), Al Di Meola (2015), Terence Blanchard (2014),Charles Lloyd (2013), Ron Carter (2012), Stanley Clarke (2011), Sonny Rollins (2010), Ornette Coleman (2009), McCoy Tyner (2008), Mike Stern (2007), Brad Mehldau (2006), Dave Holland (2005), Keith Jarrett (2004), Joe Zawinul (2003), Chick Corea (2002), Michael Brecker (2001), Charlie Haden (2000), Cassandra Wilson (1999), John Scofield (1998), Herbie Hancock (1997), Wayne Shorter (1996), Pat Metheny (1995) et John McLaughlin (1994).

Prix Antonio-Carlos-Jobim 2017 : Buika

Buika est la 14e lauréate du Prix Antonio-Carlos-Jobim. Créé à l’occasion du 25e anniversaire du Festival en 2004, ce prix récompense un artiste qui s’est particulièrement démarqué dans le domaine de la musique du monde, un genre musical dont les métissages culturels ont indéniablement influencé l’histoire du jazz. La chanteuse espagnole d’ascendance équato-guinéenne Concha Buika livre avec un charisme désarmant une soul flamboyante d’une profonde intensité qui puise aux racines flamencos et s’inspire de jazz, d’afrobeat et de pop. Autodidacte issue des quartiers pauvres de Majorque, Buika a grandi parmi les gitans et leur musique et s’est fait connaître grâce à une voix rauque et puissante, un esprit sauvage et libre et un style merveilleusement bigarré de ses multiples influences. Avec neuf albums dont Mi Niña Lola (2007) récompensé aux Latin Grammy Awards et disque d’or en Espagne, Buika est considérée comme l’une des chanteuses les plus singulières du panorama de la musique espagnole actuelle. Buika. Première partie : Rosalía & Raül Refree, le 4 juillet à 20 h, Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts (séries Les Grands concerts Rio Tinto). À titre de lauréate du Prix Antonio-Carlos-Jobim, Buika succède à Lila Downs (2016), King Sunny Ade (2015), Paco de Lucía (2014), Amadou & Mariam (2013), Emir Kusturica (2012), Youssou N’Dour (2011), Richard Bona (2010), Toots and the Maytals (2009), Gilberto Gil (2008), Angélique Kidjo (2007), Salif Keita (2006), Khaled (2005) et Ibrahim Ferrer (2004).

Prix Oscar-Peterson 2017 : Christine Jensen

Christine Jensen est la 29e artiste à recevoir le Prix Oscar-Peterson. Ce prix, créé en 1989 pour les 10 ans du Festival, est attribué à un grand musicien de chez nous pour reconnaître sa contribution au jazz canadien et la qualité de son art. Selon le critique de jazz Mark Miller, du Globe and Mail, Christine Jensen est « l’une des plus importantes compositrices canadiennes de sa génération ». Elle a fait sa marque à titre de saxophoniste alto et soprano, de compositrice et de chef d’orchestre sur la scène canadienne et internationale. On lui doit notamment Collage (2000), Look Left (2006) et, avec sa sœur Ingrid à la trompette, Flurry (2007) et Infinitude (2016). À la tête de son redoutable Jazz Orchestra de 18 musiciens, elle rafle coup sur coup deux Juno pour le meilleur album de jazz contemporain avec Treelines (2013) et Habitat (2014). Un coup de maître qui révèle l’ampleur de son immense talent. Christine et Ingrid Jensen avec Ben Monder, Infinitude, le 30 juin à 18 h, à L’Astral (séries TD Jazz d’ici La Presse+). En remportant le Prix Oscar-Peterson, Christine Jensen succède à Karen Young (2016), Jim Galloway (2015), Ron Di Lauro (2014), Alain Caron (2013), Peter Appleyard (2012), Jean-Pierre Zanella (2011), Don Thompson (2010), Susie Arioli (2009), Dave Young (2008), François Bourassa (2007), Yannick Rieu (2006), Bernard Primeau (2005), Diana Krall (2004), Kenny Wheeler (2003), Lorraine Desmarais (2002), Moe Kofman (2001), Charles Biddle (2000), Maynard Ferguson (1999), Guy Nadon (1998), Rob McConnell (1997), Nelson Symonds (1996), Michel Donato (1995), Paul Bley (1994), Fraser MacPherson (1993), Vic Vogel (1992), UZEB (1991), Oliver Jones (1990) et, bien sûr, à Oscar Peterson (1989).

Prix Bruce-Lundvall 2017 : Michael Bourne

Michael Bourne est le 9e lauréat du Prix Bruce-Lundvall, créé à l’occasion du 30e anniversaire du Festival et décerné chaque année à une personne non musicienne qui a marqué le monde du jazz ou contribué à son développement, que ce soit par son action dans l’industrie du spectacle, du disque ou dans les médias. Un des plus grands animateurs radio et journalistes de l’histoire du jazz, Michael Bourne est présent sur les ondes de WBGO depuis 1984, animateur des très courues Singers Unlimited depuis 1986 et des Afternoon Jazz depuis 1997, lauréat du Willis Conover-Marian McPartland Award for Excellence in Jazz Broadcasting et collaborateur du célèbre magazine DownBeat depuis 1969. Depuis qu’il a commencé sa carrière, Michael Bourne a eu l’occasion de faire le tour du monde pour couvrir les meilleurs festivals de jazz de la planète, y compris bien sûr le Festival International de Jazz de Montréal, dont il est un grand ami depuis plus de 25 ans. À titre de lauréat du Prix Bruce-Lundvall, Michael Bourne succède à Jim West (2016), Bill Milkowski (2015), Jean-Philippe Allard (2014), Tommy LiPuma (2013), Michael Cuscuna (2012), George Wein (2011), Herman Leonard (2010) et à celui qui a donné son nom au prix, Bruce Lundvall (2009).

— 30 —

Les commentaires sont fermés.