Communiqué pour diffusion immédiate

Les Prix du Festival 2018

Le Festival International de Jazz de Montréal honore
George Thorogood, Zakir Hussain, Béla Fleck and the Flecktones, Renee Rosnes, Ben Harper et Ry Cooder

Montréal, le mardi 29 mai 2018 — Le Festival International de Jazz de Montréal souligne cette année l’exceptionnelle contribution à la musique de George Thorogood, Zakir Hussain, Béla Fleck and the Flecktones, Renee Rosnes, Ben Harper et Ry Cooder. Ces lauréats se verront respectivement décerner, lors de la 39e édition du Festival, les prestigieux Prix B.B.-King, Antonio-Carlos-Jobim, Miles-Davis, Oscar-Peterson, Ella-Fitzgerald et Montréal Jazz Festival Spirit Award.

Prix B.B.-King 2018 : George Thorogood

George Thorogood est le 5e lauréat du Prix B.B.-King. C’est à l’occasion de sa 35e édition, en 2014, que le Festival a créé cette nouvelle distinction afin d’honorer le talent exceptionnel d’un artiste s’étant illustré sur la scène du blues. Propulsé à la gloire en 1977 avec son premier album éponyme, George Thorogood affiche quelque 16 albums studio au compteur (dont six disques d’or et deux disques platine), ainsi qu’un catalogue de hits intemporels comme I Drink Alone, Move It On Over et l’authentique hymne rebelle Bad to the Bone. Mais ce sont les concerts explosifs de George Thorogood and the Destroyers qui ont forgé sa légende : des premières parties des Rolling Stones à sa propre tournée historique 50/50, en passant par ses centaines de concerts annuels, le groupe figure parmi les géants du blues rock moderne. George Thorogood and the Destroyers, Rock Party Tour 2018. Première partie : Jordan Officer. 1er juillet, Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, 19 h 30 (série Événements spéciaux TD). George Thorogood succède à Charlie Musselwhite (2017), Taj Mahel (2016), James Cotton (2015) et à celui qui a donné son nom au prix, B.B. King (2014).

Prix Ella-Fitzgerald 2018 : Ben Harper

Ben Harper est le 20e lauréat du Prix Ella-Fitzgerald. À l’occasion de son 20e anniversaire, en 1999, le Festival a eu l’idée de créer ce prix pour récompenser une chanteuse ou un chanteur de jazz au talent remarquable qui a eu un impact et une influence majeurs sur la scène internationale. Auteur d’un style hybride teinté de blues, de folk et de rock, Ben Harper a conquis un public mondial armé de sa guitare slide — son instrument de prédilection —, sa voix remarquable et ses textes dotés d’une portée sociale pertinente. Révélé dès 1994 avec son premier opus, Welcome to the Cruel World, il a signé une quinzaine d’albums, dont Fight for your Mind et Burn to Shine, deux de ses plus grands succès. Lauréat de trois prix Grammy, il compte de nombreuses collaborations à son actif, de Radiohead à Marilyn Manson ou Charlie Musselwhite, avec lequel il a fait deux albums de blues. Ben Harper.Première partie : Delgres. 3 juillet, Salle Wilfrid-Pelletierde la Place des Arts, 19 h 30 (série Événements spéciaux TD). Ben Harper succède à Lizz Wright (2017), Gregory Porter (2016), Erykah Badu (2015), Diana Ross (2014), Holly Cole (2013), Liza Minnelli (2012), Sade (2011), The Manhattan Transfer (2010), John Pizzarelli (2009), Aretha Franklin (2008), Harry Connick, Jr. (2007), Etta James (2006), Al Jarreau (2005) Tony Bennett (2004), Bobby McFerrin (2003), Dianne Reeves (2002), Diana Krall (2001), Dee Dee Bridgewater (2000) et Diane Schuur (1999).

 

Prix Miles-Davis 2018 : Béla Fleck and the Flecktones

Béla Fleck and the Flecktones est le 25e récipiendaire du Prix Miles-Davis, prix qui a vu le jour en 1994, lors du 15e anniversaire du Festival, dans le but de rendre hommage à un artiste de jazz de renommée internationale, à son œuvre ainsi qu’à sa contribution au renouvellement du genre. Formé en 1988, le quatuor composé de Béla Fleck (banjo), Victor Wooten (basse), Futureman (batterie) et Howard Levy (piano, harmonica) cumule six prix Grammy, des tournées autour du monde et dix albums vendus à des millions d’exemplaires. Réputé pour son inépuisable créativité, ses concerts enflammés et son style unique agrémenté de jazz, de musique classique, de bluegrass, de musique africaine, de blues électrique ou encore de folklore est-européen, Béla Fleck and the Flecktones s’impose parmi les groupes les plus novateurs de la scène musicale mondiale, défiant les limites du jazz en marge de tous les sentiers battus. Béla Fleck and the Flecktones. Première partie : Delvon Lamarr Organ Trio. 1er juillet, Théâtre Maisonneuve, PdA, à 20 h (série Les Grands concerts Rio Tinto). Béla Fleck and the Flecktones succède à Jack DeJohnette (2017), Kenny Barron (2016), Al Di Meola (2015), Terence Blanchard (2014), Charles Lloyd (2013), Ron Carter (2012), Stanley Clarke (2011), Sonny Rollins (2010), Ornette Coleman (2009), McCoy Tyner (2008), Mike Stern (2007), Brad Mehldau (2006), Dave Holland (2005), Keith Jarrett (2004), Joe Zawinul (2003), Chick Corea (2002), Michael Brecker (2001), Charlie Haden (2000), Cassandra Wilson (1999), John Scofield (1998), Herbie Hancock (1997), Wayne Shorter (1996), Pat Metheny (1995) et John McLaughlin (1994).

Prix Antonio-Carlos-Jobim 2018 : Zakir Hussain

Zakir Hussain est le 15e récipiendaire du Prix Antonio-Carlos-Jobim. Créé à l’occasion du 25e anniversaire du Festival en 2004, ce prix récompense un artiste qui s’est particulièrement démarqué dans le domaine de la musique du monde, un genre musical dont les métissages culturels ont indéniablement influencé l’histoire du jazz. Zakir Hussain est aujourd’hui reconnu parmi les plus grands musiciens de notre temps, à la fois pour ses talents de percussionnistes et pour son influence dans le monde de la musique. Véritable virtuose du tabla classique, il a conquis le statut de trésor national et d’ambassadeur culturel de son pays, l’Inde, grâce à ses prestations toujours brillantes et électrisantes. Largement considéré comme l’un des principaux artisans de la musique du monde contemporaine, il cumule les collaborations prestigieuses. Son jeu est marqué par une spontanéité hors du commun et une force d’improvisation magistrale, puisant dans un vaste champ d’expertise. Zakir Hussain.4 juillet, Maison symphonique de Montréal, 19 h (série Le Festival à la Maison symphonique). À titre de récipiendaire du Prix Antonio-Carlos-Jobim, Zakir Hussain succède à Buika (2017), Lila Downs (2016), King Sunny Ade (2015), Paco de Lucía (2014), Amadou & Mariam (2013), Emir Kusturica (2012), Youssou N’Dour (2011), Richard Bona (2010), Toots & The Maytals (2009), Gilberto Gil (2008), Angélique Kidjo (2007), Salif Keita (2006), Khaled (2005) et Ibrahim Ferrer (2004).

Prix Oscar-Peterson 2018 : Renee Rosnes

Renee Rosnes est le 30e artiste à recevoir le Prix Oscar-Peterson qu’elle reçoit à titre posthume. Ce prix, créé en 1989 pour les 10 ans du Festival, est attribué à un grand musicien de chez nous pour reconnaître sa contribution au jazz canadien et la qualité de son art. Née au Canada, Renee Rosnes se dirigeait vers la musique classique avant de se tourner vers le jazz et New York au début des années 80. Depuis, la pianiste a publié une série de 15 albums, dont cinq ont remporté des prix JUNO. En plus de sa longue et brillante carrière solo, l’artiste a cumulé les collaborations de prestige sur scène ou en studio telles que Joe Henderson, Wayne Shorter ou James Moody, sans oublier son rôle de directrice musicale et journaliste de jazz. Incontestablement, Renee Rosnes fait partie des pianistes et compositrices les plus marquantes de sa génération. Renee Rosnes.4 juillet, Maison symphonique de Montréal, 19 h (série Le Festival à la Maison symphonique). En remportant le Prix Oscar-Peterson, Renee Rosnes succède à Christine Jensen (2017), Karen Young (2016), Jim Galloway (2015), Ron Di Lauro (2014), Alain Caron (2013), Peter Appleyard (2012), Jean-Pierre Zanella (2011), Don Thompson (2010), Susie Arioli (2009), Dave Young (2008) François Bourassa (2007), Yannick Rieu (2006), Bernard Primeau (2005), Diana Krall (2004), Kenny Wheeler (2003), Lorraine Desmarais (2002), Moe Kofman (2001), Charles Biddle (2000), Maynard Ferguson (1999), Guy Nadon (1998), Rob McConnell (1997), Nelson Symonds (1996), Michel Donato (1995), Paul Bley (1994), Fraser MacPherson (1993), Vic Vogel (1992), UZEB (1991), Oliver Jones (1990) et, bien sûr, à Oscar Peterson (1989).

Prix Montréal Jazz Festival Spirit 2018 : Ry Cooder

Ry Cooder est le 11e récipiendaire du Prix Montréal Jazz Festival Spirit. Ce prix souligne la qualité et l’innovation de l’œuvre ainsi que l’influence déterminante d’un artiste sur l’ensemble de la musique populaire internationale. Depuis près de 50 ans, Ry Cooder exerce une influence considérable dans le monde de la musique. Surtout connu pour son jeu de guitare slide, le musicien, producteur et compositeur californien a exploré de fond en comble la culture des États-Unis et de partout dans le monde. S’inspirant de nombreux genres, il a collaboré avec des artistes de tous horizons, notamment Ali Farka Touré, les Rolling Stones, Eric Clapton, Van Morrison et Neil Young, et a produit l’album Buena Vista Social Club (1997). Il a été classé huitième sur la liste 2003 des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps du magazine Rolling Stone. Ry Cooder. Première partie : Joachim Cooder. 29 juin, Théâtre Maisonneuve, PdA, 20 h (série Les Grands concerts Rio Tinto).  À titre de récipiendaire du Montréal Jazz Festival Spirit, Ry cooder succède à Michael Bourne (2017), Brian Wilson (2016), Elvis Costello (2014), James Taylor (2012), Robert Plant (2011), Smokey Robinson (2010) Stevie Wonder (2009), Leonard Cohen (2008), Bob Dylan (2007) et Paul Simon (2006).